Il était une fois, dans un monde fort lointain, dans un pays reculé, un petit village nommé Clairval. C’était un village qui vivait en harmonie à côté d’une forêt et d’un lac. Sur la place du village, une vieille femme vendait des remèdes. Un petit garçon s’approcha de la vieille dame et lui demanda :
“Vous les fabriquez comment ? Vous êtes une sorcière ?”
La vieille écouta d’une oreille distraite et dit au garçon :
“Ma foi, tu es un garçon très curieux.”
Le garçon sourit et répondit :
“Oui, on me le dit souvent. “
La vieille dame lui chuchota :
“Prends garde à toi, poser trop de questions peut attirer la colère des vivants. “
Le garçon haussa les épaules et s’en alla. Le garçon ne prêtait guère attention au message de la dame. Il brûlait de savoir qui est donc cette vieille femme qui apparaissait que pour vendre ses remèdes. Il alla se renseigner auprès de son oncle, le prêtre du village. Son oncle lui raconta, les rumeurs qu’on dit à son sujet. Il apprit qu’elle est apparemment une sorcière puissante qui vit dans la forêt au bord du village et qu’elle contrôle les esprits.
Le garçon rentra chez lui, quand soudainement un brouillard s’installa dans le village. Il était gris et glacé. Le garçon entendit des murmures étranges. Le garçon courra vite vers son amie qui est une apprentie sorcière.
“ Lumie, Lumie!”, cria-t-il, paniqué.
“Je suis là”, répondit une voix calme, mais enfantine. Une fille de dix ans, vêtue d’une robe noire et violette et coiffée d’un chapeau de sorcière, apparut dans l’entrée de la maison. “Que y’a-t-il, Victor ?”
Le garçon lui raconta toute l’histoire depuis la conversation avec la vieille dame.
“ Je vois…”, réfléchit la jeune fille,” et tu crois que la brume a un lien avec ce que la vieille femme t’a dit ?”. Victor hocha la tête vigoureusement. Un bruit de verre retentit dehors. Les enfants sortirent dehors. Ils découvrirent une fiole avec un liquide rouge et un mot était accrocher autour d’elle. Lumie lut le mot à voix haute : “Sauvez le village de la brume. Un conte pourrait vous aider.”
Victor s’exclama :
– Tu te rappelles le conte sur Naara ? La sorcière qui tua un dragon dans une forêt, ce qui laissa le soleil traversé les nuages ?
– Celui qu’on lisait toujours en maternelle ?, demanda Lumie.
– Oui, exactement lui!
– On a plus cas se mettre en route
Les enfants allait chercher des provisions et ils se mirent en route dans la forêt interdite.
Ils marchèrent sur des chemins abandonnés, traversèrent des rivières et découvrirent des créatures fantastiques. Ils rencontrèrent un lynx doté de paroles. Ils lui demandèrent conseil et le lynx décida de les accompagner. Ensemble ils marchèrent un jour et une nuit. Ils décidèrent de dormir dans une petite grotte. Les enfants se blottiraient contre le ventre du lynx et ils passèrent la nuit comme ça. Le lendemain matin ils r reprirent la route après avoir mangé leurs provisions. Ils arrivèrent sur une clairière. Soudainement ils entendirent un grondement. Ils sursautèrent. Victor bégaya :
– Tu…tu…cr-crois que c..c’ét-tait le dr-dra-agon ?
– C’est bien possible, répondit Lumie appeurée.
– Je le reconnaitrait entre mille, ce grondement. C’est celui de… Nastar !, dit le lynx.
– Na-nastar ? Le dr-agon dans le conte ?, demanda Victor.
– Exactement lui, affirma le lynx.
Un dragon bleu apparut sur la clairière. Il était très long et de la fumée sortie de ses narines. Ses yeux noirs pénétraient dans les yeux des enfants et ses écailles donnait une sensation de froid. Très vite les enfants et le lynx furent entouré dans une brume épaisse.
Le dragon Nastar s’avança, ses yeux bleus brillant comme des éclats de glace. La brume s’épaississait, étouffant chaque son. Victor sentit son cœur battre à tout rompre, tandis que Lumie serrait sa baguette contre elle.
– Il faut réciter le conte !,cria Lumie.
Victor hocha la tête et, d’une voix tremblante, commença :
– Naara, sorcière des vents, affronte le dragon et libère la lumière…
À mesure qu’ils récitaient, la fiole rouge se mit à luire. Le lynx bondit et posa ses pattes sur le sol, traçant un cercle magique. Une lumière dorée jaillit, transperçant la brume. Nastar rugit, mais la lumière l’enveloppa, le transformant en poussière d’étoiles.
Le soleil revint, éclairant la forêt et le village. Victor et Lumie se regardèrent, soulagés. Le lynx sourit :
– Vous avez sauvé Clairval. Mais souvenez-vous… chaque conte cache une vérité.
Sur ce le lynx disparut.
Depuis ce jour, Victor ne posa plus jamais de questions sans réfléchir. Et la vieille femme ? Elle disparut, laissant derrière elle une fiole vide et un sourire gravé dans la mémoire des enfants.
Loue-Anne
